Guardians of the Galaxy, vers l’infini & l’au-delà

Guardians-of-the-Galaxy-guardians-of-the-galaxy-37351215-1920-1080

« Peter Quill est un aventurier traqué par tous les chasseurs de primes pour avoir volé un mystérieux globe convoité par le puissant Ronan, dont les agissements menacent l’univers tout entier. Lorsqu’il découvre le véritable pouvoir de ce globe et la menace qui pèse sur la galaxie, il conclut une alliance fragile avec quatre aliens disparates : Rocket, un raton laveur fin tireur, Groot, un humanoïde semblable à un arbre, l’énigmatique et mortelle Gamora, et Drax le Destructeur, qui ne rêve que de vengeance. En les ralliant à sa cause, il les convainc de livrer un ultime combat aussi désespéré soit-il pour sauver ce qui peut encore l’être … »

Guardians of the Galaxy est un projet en décalage avec son époque, un film référentiel et mélancolique d’un passé ( les seventies-eighties ) évoquant une certaine nostalgie savoureuse et attendrissante, à la profondeur surprenante. En outre, le bébé de James Gunn renie avec intelligence une construction et des personnages aux archétypes dépourvus d’originalités, vu maintes et maintes fois dans les structures précédentes des productions Marvel aux tons bâtards et non maîtrisés. Pour notre plus grand bonheur, le réalisateur nous fait don d’une bande d’anti-héros poilants et inéluctablement attachants qui vont jusqu’à briser le caractère anaphore d’un personnage habituel souvent sans âme du genre. Un casting casse-gueule et improbable donc, regroupant un raton laveur aux recherches existentielles ou encore un arbre humanoïde, et pourtant, la synergie du groupe fonctionne à merveille. Des protagonistes totalement déjantés et dégénérés à la relation liée, et à l’assaut du premier degré, n’hésitant pas à s’auto-caricaturer en usant avec abondance un ton sarcastique assumé et parfois moqueur, faisant l’allégorie à ses propres aînés des anciens Marvel.

Par ailleurs, le film place avec insistance sa bande originale « Awesome Mix, Vol. 1 » au coeur du récit. Elle est vigoureusement réfléchie dans les morceaux sélectionnées. Et il faut avouer qu’elle fait quasi figure d’acteur unique et majeur, étant un élément central dans la construction et la structure narrative dans la mise en scène du film. A titre d’exemple, je n’oublierai pas de si tôt l’introduction absolument géniale et hilarante du personnage de Star Lord sous « Come and Get Your Love » de Redbone. Ainsi, d’une qualité assez remarquable et en symbiose avec les images, jouissant d’un statut atypique et d’une singularité unique et d’exception, la reléguant au même rang culte que la majorité des BO du grand Tarantino.

Guardians of the Galaxy est à la fois une oeuvre à part extrêmement touchante débordant de bons sentiments et respectueuse envers son publique, mais aussi transpirant la sincérité et la bonne volonté d’un réalisateur souhaitant par dessus tout nous propulser dans un univers délirant, ambitieux et magnifique, pour en ressortir à la fin du voyage avec un grand et large sourire, la tête encore sous le charme de cette galaxie « far, far away… ». Merci monsieur Gunn, vous venez de catapulter un immense pavé, qui j’espère, aura un effet conséquent dans l’océan Marvel bien trop statique et n’ayant pas assez le goût du risque à mon sens. Après un très bon virage amorcé avec Captain America 2, voilà donc une nouvelle étoile étincelante et rayonnante d’espoir dans l’univers Marvel boursouflé par ses big bang désastreux du passé.

Bannière-critique

Publicités

8 réflexions sur “Guardians of the Galaxy, vers l’infini & l’au-delà

  1. Pas vraiment déçu même si je l’attendais un peu ce film. Je le trouve juste trop forcé ce sentiment de feel good mood, cette coolitude, ces poses, ces dialogues, ces gags, tout manque de naturel et ça en fait pour moi un objet non divertissant car incapable de me détourner de son objectif par, justement, une diversion.

    Dommage parce qu’il y avait des choses potentiellement fabuleuses, à tous les niveaux. A commencer par ces personnages et cette thématique du souvenir. En plus de l’humour, qui m’a pas vraiment fait rire mais qui est appréciable pour ce genre de production, même si c’est un peu la marque déposée de Marvel Studios maintenant.

    The Winter Soldier, still the best.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s